12/03/2026
- Saison 2025-2026
Le volley belge brille en Europe : Philippe Achten savoure les exploits d’Lindemans Aalst et de VC Greenyard Maaseik
Le volleyball belge traverse une période particulièrement positive sur la scène européenne. La qualification de Lindemans Aalst pour la finale de la CEV Challenge Cup illustre cette progression, tout comme les performances de VC Greenyard Maaseik en CEV Cup et de Knack Roeselare, toujours engagé dans la plus haute compétition, la Champions League.
Pour Philippe Achten, membre de la MNC (Management National Competition) de Volley Belgium et invité permanent du conseil d’administration de la Fédération de Volleyball Wallonie-Bruxelles, ces résultats témoignent d’une évolution importante du volleyball belge.
Aalst, une qualification au suspense total
Le parcours européen d’Aalst s’est conclu par une qualification aussi spectaculaire qu’historique. Après une victoire 3-2 à l’aller à Bratislava, puis un avantage 2-0 au match retour, la qualification semblait presque acquise. Mais la rencontre a finalement basculé dans un scénario beaucoup plus tendu.
« On pouvait penser que c’était dans la poche, mais la suite s’est révélée beaucoup plus compliquée », explique Philippe Achten. Les Belges ont finalement dû attendre le tie-break remporté 15-13 pour valider leur place en finale. « Cela débouche forcément sur un grand sentiment de fierté nationale. »
Selon lui, ce parcours confirme la progression du volleyball belge sur la scène européenne, dans le sillage des performances de l’équipe nationale masculine, les Red Dragons.
Un volley belge en pleine progression
La qualification d’Aalst n’est d’ailleurs pas un cas isolé. « Si cette qualification est historique, elle n’est pas le seul résultat positif du volley belge », souligne Philippe Achten. « Trois équipes sont encore en lice en cette mi-mars, ce qui prouve les progrès de nos clubs. »
Cette évolution est également visible dans la BeNeConference, où les clubs belges dominent souvent leurs homologues néerlandais.
Historiquement, des clubs comme Roeselare ou Maaseik ont régulièrement représenté la Belgique au plus haut niveau européen, notamment en CEV Champions League. « Mais pour les clubs du sub-top comme Aalst, c’est quelque chose de nouveau. Cela peut être très inspirant pour d’autres clubs comme Volley Haasrode Leuven ou VC Decospan Menen. »
Une finale face à Milan… et Ferre Reggers ?
En finale, Aalst pourrait retrouver Allianz Milano, où évolue l’international belge Ferre Reggers.
« Incontestablement, cela donnerait une dimension particulière à cette finale », estime Philippe Achten. « Ce sera aussi une des dernières prestations de Ferre à Milan puisqu’il a signé à Sir Safety Perugia pour la saison prochaine. Tous ses supporters auront l’occasion unique de le voir dans le maillot du club qui lui a permis d’atteindre les sommets dans le meilleur championnat du monde. »
Face à un adversaire italien, Aalst ne partira pas favori. « Il est certain qu’Aalst ne sera pas favori, mais qu’importe. Le match aller en Belgique vaudra la peine d’être vécu et qui sait ? Toute rencontre doit être jouée. »
Pour Philippe Achten, une retransmission télévisée nationale pourrait donner une visibilité énorme à cet événement. « Si les télévisions nationales avaient la bonne idée de retransmettre au moins le match aller, l’impact sur le grand public serait énorme. Mais quoi qu’il en soit, cette finale doit déjà booster la fierté de tous les volleyeurs et volleyeuses d’appartenir à un sport qui performe au niveau européen. »
L’énorme exploit de Maaseik face à Galatasaray
Dans le même temps, VC Greenyard Maaseik s’est qualifié pour les demi-finales de la CEV Cup après un duel spectaculaire contre Galatasaray HDI Sigorta, une véritable grosse écurie du volleyball européen.
« C’est un énorme exploit », analyse Philippe Achten. Le match aller à Istanbul s’est soldé par une victoire 2-3, notamment grâce à une prestation remarquable de Pierre Périn, auteur de 27 points dont 7 aces.
Le match retour a été tout aussi intense. Après deux sets largement remportés 25-14 et 25-12, la tension est montée d’un cran. Le dernier set s’est transformé en véritable marathon, finalement remporté 37-35 par Maaseik.
« L’intensité de ce double affrontement s’est révélée dans ce dernier set incroyable, avec presque autant de balles de match pour Maaseik que de balles de tie-break pour Galatasaray. Les supporters de Maaseik ont dû passer par toutes les émotions. »
Si Pierre Périn a été le meilleur marqueur du match retour, Sam Fafchamps s’est également distingué avec 3 aces et 3 blocks gagnants, les meilleures statistiques dans ces secteurs.
Des modèles pour la jeune génération
Pour Philippe Achten, ces performances doivent aussi servir d’inspiration aux jeunes joueurs belges. « Nos deux jeunes francophones de Maaseik et tous les autres qui sont ou vont rejoindre des clubs de pointe doivent être des locomotives et des exemples pour les jeunes francophones. »
L’objectif est clair : susciter des vocations. « Je rêve de voir des jeunes sur nos terrains s’entraîner avec le maillot de Pierre, de Sam ou de toute autre idole. »
Un héritage européen à poursuivre
Les performances actuelles s’inscrivent dans une histoire européenne déjà riche pour les clubs belges. Jusqu’à présent, trois clubs belges ont disputé une finale de Coupe d’Europe.
L’ancêtre d’Aalst, VC Zellik, avait atteint la finale de la CEV Cup Winners' Cup en 1989.
Maaseik a disputé deux finales européennes, en CEV Cup 2008 et en Challenge Cup 2011.
De son côté, Knack Roeselare a disputé quatre finales de CEV Cup (1998, 1999, 2002 et 2023) et reste le seul club belge à avoir remporté une Coupe d’Europe, avec son succès en 2002.La finale d’Aalst pourrait donc offrir au volleyball belge une nouvelle page d’histoire. « Tout cela montre que notre volleyball progresse et qu’il a toute sa place sur la scène européenne », conclut Philippe Achten.
Référent
- Antoine Martin
- Responsable communication
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